Garuda

garuda-oeilSorti en 2004, Garuda est un film de monstres mettant en scène le célèbre oiseau mythologique, emblème de la monarchie thaïlandaise. Et alors que je m’attendais au pire en lisant le scénario (un Garuda découvert dans les souterrains de Bangkok revient à la vie), il faut bien avouer que j’ai été agréablement surpris…

Premier film réalisé par Monthon Arayangkoon, Garuda est aussi le premier film thaïlandais entièrement tourné en HD numérique. Et le rendu est tout à fait honnête !

Bien entendu, on n’a pas ici le réalisme d’un King Kong ou d’un Godzilla, pour reprendre un film du même genre (le film de monstres), mais dans l’ensemble la bestiole est relativement crédible. Et puis on n’a pas non plus les mêmes budgets qu’à Hollywood !

Mais bref, ne nous attardons pas trop sur cet aspect du film pour revenir sur sa globalité. Garuda est-il un grand film ? Assurément non. Garuda est-il un navet ? Encore moins. Disons que Garuda est un de ces films qu’on regarde avec un sourire en coin en se disant qu’on a là une pépite du kitsch, et puis on se laisse prendre au jeu, et on regarde jusqu’au bout en se disant que finalement, c’était sympa.

Le point de départ est on ne peut plus simpliste : en creusant un tunnel pour le métro de Bangkok, une équipe découvre des ossements, qui les mèneront dans le repaire de cet animal mi-homme mi-oiseau et qui n’aime pas être dérangé pendant son sommeil. D’ailleurs, si le Garuda est en Thaïlande forcément lié au bouddhisme et à la famille royale, il perd ici toutes ses attributions pour n’être qu’un gros monstre décidé à éventrer de pauvres innocents.

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Pauvres innocents qui sont tout de même ici des scientifiques et des soldats armés jusqu’aux dents ! Et joués par des « acteurs » qui… comment dire… enfin des « acteurs » quoi… C’est d’ailleurs là un des gros points faibles du film : la performance collective des comédiens est aussi crédible que la possibilité de découvrir un Garuda dans les couloirs du métro parisien ! Et c’est bien dommage, car sans ça, le récit se déroule sans trop de temps morts, ce qui est selon moi assez rare dans un film thaïlandais.

D’autant que la réalisation est très correcte. Avec un monstre qui se dévoile de plus en plus au film du film, pour finalement apparaître totalement durant les dernières scènes.

Alors que dire de plus sur Garuda ? Pas grand chose ma foi… On est là face à un film de monstres qui s’en sort avec les encouragements, et qui se regarde très bien assis au fond de son canapé avec une Singha à la main. Et c’est déjà pas si mal…

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