Plus : Sek Loso sait s’entourer

A peine plus d’un an après la sortie de son album Sek Loso, le rockeur le plus célèbre de Thaïlande (Carabao est-il toujours un rockeur ?) revient avec Plus, une nouvelle galette fourrée aux duos. Khan Thaitanium, Da Endorphine, Big Ass, Bodyslam, Aumpol and Micro, Marsha, Bird Thongchai… Que du beau monde rassemblé autour du guitariste à lunettes. Et le résultat est là.

L’album débute par un puissant riff de guitare asséné durant quatre minutes, accompagné par quelques lyrics hip hop de Thaitanium. S’ensuit « Jao Choo » (เจ้าชู้), une ballade bien foutue, parfaite pour la FM, puis « Mai chai chun chai mai » (ไม่ใช่ฉันใช่ไหม), un duo avec Da Endorphine. Là aussi efficace, et plus destiné aux dames.

Puis on enchaîne sur « Kon Thai hua jai deaw gun » (คนไทยหัวใจเดียวกัน), morceau chorale avec Bodyslam, Big Ass et Aumpol and Micro. Incontestablement le point fort de l’album selon moi. Rock, mélodieux, ce morceau risque de vous trotter dans la tête un bout de temps !

Puis c’est « Ruam pen Thai » (รวมเป็นไทย), titre plus calme en solo sur fond de synthé, sympa mais pas non plus inoubliable. Puis trois titres live. Deux enregistrés avec Aumpol and Micro, et un avec Marsha. Parmi ces titres, il y a le célébrissime « Som Sarn » (ซมซาน), véritable hymne que vous reconnaitrez immédiatement si vous avez déjà passé un peu plus que des vacances en Thaïlande.

Enfin, c’est au tour de l’incontournable Bird Thongchai de venir pousser la chansonnette avec Loso sur « Om pra mah pood » (อมพระมาพูด). Pas tout récent, mais toujours aussi bon.

Puis l’album se termine sur deux titres de Sek Loso seul. Une version acoustique de « Mai yom tud jai » (ไม่ยอมตัดใจ) et enfin « Kob jai jing jing » (ขอบใจจริงๆ), qui vient clôre l’album avec son piano larmoyant, lorsque une guitare énervée l’avait entamé quelques dizaines de minutes plus tôt. En reste un très bon disque, qui pour ma part m’a fait apprécier de nouveau Sek Loso.

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