Last Life in the Universe

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Quatrième film de Pen-ek Ratanaruang, Last Life in the Universe nous invite au coeur de la rencontre entre un bibliothécaire japonais aux tendances suicidaires qui vient de voir son frère assassiné, et une jeune Thaïlandaise qui vient de perdre sa soeur. Deux êtres perdus qui vont apprendre à se connaître alors que tout au départ semblait les séparer.

Cinq nationalités différentes ont été impliquées dans la production de Last Life in the Universe : Singapour, le Japon, la France, les Pays-Bas et bien entendu la Thaïlande. Et cette diversité se retrouve aussi dans le casting. Et quel casting ! Si Pen-ek Ratanaruang est derrière la caméra, le mythique Christopher Doyle (In the Mood for Love, Paranoid Park, 2046…) est chargé de la photographie, tandis que le rôle principal est tenu par Tadanobu Asano (Ichi the Killer, Zatoichi…). Même Takashi Miike fait une brève apparition dans le film, dans le rôle d’un yakuza, forcément…
Ce qui nous donne au final un long-métrage à la fois très esthétique, bien joué et à la réalisation parfaitement maîtrisée.
Tadanobu Asano est extrèmement convaincant dans ce rôle de trentenaire exilé et dépressif, qui lui a d’ailleurs permis de remporter le prix du meilleur acteur à la Mostra de Venise en 2003. Sinitta Boonyasak n’est pas en reste, et complète parfaitement ce duo de personnages qui portent le film sur leurs épaules. Car hormis eux, il n’y a pour ainsi dire personne d’autre à l’écran.

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Attardons-nous un instant sur les images. Tourné à Bangkok et à Pattaya, Last Life in the Universe est un délice pour les yeux. Une succession de tableaux parfaitement composés par le binôme Ratanaruang / Doyle. On pourrait presque retirer le son que le film resterait captivant… Ce qui n’enlève rien à la qualité de la bande-son, elle aussi excellente et toujours juste.
Quant au récit, s’il part d’une histoire assez simple, il dérive petit à petit pour basculer complètement et laisser le spectateur dans le doute, ne sachant plus qui est qui et si les scènes sont réelles ou n’existent que dans l’esprit des personnages… Personnages qui évoluent constamment tout au long des 100 minutes du film pour révéler une autre facette de leur personnalité.
Bref, Last Life in the Universe est une grande réussite, un voyage entre rêve et réalité qui mêle avec brio beauté graphique et émotions.

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