Ce que j’ai pensé du Top King World Series de Saint-Quentin en Yvelines

Le vélodrome national de Saint-Quentin en Yvelines accueillait en fin d’après-midi la deuxième manche du Top King World Series, un des tournois de Muay-thaï les plus médiatisés du moment.

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Les combattants de la soirée

Pour l’occasion, seize combattants, dont quatre Thaïlandais, étaient présents sur le ring. Et parmi eux, Buakaw Banchamek, LA star de la discipline, dont chaque apparition créée l’évènement. Ovationné lors de sa présentation puis lors de son entrée, le natif de Surin était clairement l’attraction principale de cette soirée de boxe thaï.

Mais plutôt que de vous résumer les huit combats de la soirée (le site spécialisé Muaythaitv l’a déjà très bien fait ici), je vais plutôt vous parler de mon impression globale sur cet évènement, avec d’un côté les points positifs, puis les points négatifs.

CE QUE J’AI AIME

  • La présence de plusieurs champions thaïlandais. Buakaw Banchamek bien sûr, mais aussi de Thongchai Sitsongpeenong, déjà titré au Lumpinee, ou encore de Pakorn Sakyothin, ancien champion du Rajadamnoen et de Thaïlande. Pour trois victoires.
  • Le rythme de la soirée. Je reviendrai plus tard sur l’organisation, loin d’être parfaite, mais s’il y a un point réussi, c’est bien l’enchaînement des combats. Pas de temps mort, les combat se succèdent rapidement. Merci les diffusions télé en direct ?
  • Les tarifs abordables. A partir de 20 euros le siège pour un évènement de ce calibre, merci les organisateurs !
Buakaw salue le public après sa victoire
Buakaw salue le public après sa victoire

CE QUE J’AI MOINS AIME

  • La faiblesse de certains combattants. Autant il y avait du haut niveau sur certains combats, autant d’autres ont mis en évidence la faiblesse de certains boxeurs. L’exemple le plus « frappant » étant le représentant de la Slovaquie, Vladimir Konsky, qui malgré un joli petit palmarès, a un peu été la risée du public, encaissant tous les coups de son adversaire danois pour s’effondrer après deux petites minutes.
  • L’absence des Ram Muay, la « chorégraphie » effectuée habituellement par les boxeurs thaïlandais avant le combat. Seul Buakaw a pu effectuer quelques pas, les autres ayant dû faire sans. Dommage, ce moment faisant partie intégrante des traditions et de la culture du Muay-thaï.
  • Les loupés de la production. La musique qui s’arrête en plein milieu de l’entrée de Buakaw, ou durant l’exécution des Wai Khru, la fiche du combat sur l’écran géant qui n’est pas la bonne, les boxeurs qui débarquent parfois plus de dix secondes après leur annonce par le speaker…
  • L’absence d’orchestre. Aurait-ce été vraiment plus cher de faire venir un véritable orchestre ? En tout cas, cela aurait été bénéfique pour l’ambiance, et aurait évité les loupés évoqués au-dessus.
  • L’ambiance justement. Impeccable pour Buakaw, elle était bien plus mitigée le reste du temps, voire inexistante. Il faut dire que le vélodrome était loin d’être rempli. Quant aux spectateurs qui sifflent les combattants…

Certes, j’ai énuméré plus de points négatifs, mais ne vous y trompez pas : la soirée était réussie. Alors évidemment, moi qui ai eu la chance d’assister à plusieurs combats en Thaïlande, et notamment au Rajadamnoen, cette soirée était incomparable, mais les gros galas de Muay-thaï sont suffisamment rares en France pour faire la fine bouche, surtout à ce prix-là. Vivement le prochain !

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